Si neuf pays européens l'autorisent aujourd'hui, la France se refuse toujours à permettre l'adoption aux couples homosexuels. La législation reste très restrictive : pour pouvoir adopter, il faut être soit marié, soit célibataire hétérosexuel et dans les faits, le profil préféré est le couple marié de moins de 40 ans, sans enfant, et avec une situation financière confortable. Pourtant, le tribunal de Besançon vient d'ordonner au Conseil Général du Jura de délivrer un agrément d'adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle qui se battait pour cela depuis plus de dix ans. La France avait en effet été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme en 2008 pour discrimination sexuelle. Se dirige-t-on vers une ouverture de l'adoption aux homosexuels ? Rien n'est moins sûr, le gouvernement venant de réaffirmer son hostilité à toute évolution de la loi.
Dix ans après l'entrée en vigueur du PACS, l'ouverture du mariage aux couples homosexuels fait toujours débat dans l'opinion, et ce alors que cinq pays d'Europe l'ont déjà autorisé (la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, la Norvège et la Suède). Hélène Mandroux, le maire de Montpellier, vient de lancer un appel solennel en faveur du mariage gay au nom de l'"égalité des droits". Elle a reçu le soutien de nombreux maires, tels que Pierre Cohen (Toulouse), Bertrand Delanoë (Paris) ou encore Martine Aubry (Lille). Cécile Duflot au nom des Verts et Marie-George Buffet au nom du Parti Communiste se sont également ralliées à cette cause.